La blanche caraïbe

La blanche caraïbe

La blanche caraïbe

On retrouve dans La blanche Caraïbe, un roman sombre et puissant chargé d’histoire. Les personnages sont bien campés, les scènes scrupuleusement étudiées pour nous faire vivre un moment torride dans les îles Françaises. Une belle découverte pour ce premier tome d’une trilogie dont nous attendrons la suite avec impatience.

l’intrigue

L’histoire se déroule dans les années 70. Alors que Koupi et Eva se sont réfugiés dans les Antilles, un meurtre a lieu, sous les yeux de Tigran Koupiguian, alors vigile dans un chantier de construction. Mal-être, alcoolisme, Koupi appelle à l’aide son ami Paco, ancien flic comme lui reconverti dans le journalisme au Provençal. Il ne se fait pas prier pour prendre un vol direction l’aéroport du Raizen en Guadeloupe. On apprendra plus tard, l’histoire qui lie les coupes d’amis. Commence un récit sombre, loin des plages paradisiaques et de l’imaginaire collectif. Entre magouille politique, post-colonialisme, trafic en tout genre, le tableau dépeint par Maurice Attia nous laisse cois. L’enquête est ponctuée de meurtre et les rebondissements foisonnent. Le rhum, le sexe, la cocaïne sont de la partie et l’on croise des personnages plus étonnants les uns que les autres. Etonnant, mais toujours vrais !

Ce que nous pensons de La blanche Caraïbe de Maurice Attia.

Maurice Attia nous entraîne dans un univers complexe chargé d’histoire. L’histoire des Antilles et de sa colonisation puis d’un terrible échec. L’auteur avance ses pions un à un et l’on est pris par un tourbillon, comme ce volcan, la soufrière qui menace sans arrêt tout au long de l’histoire. C’est cette tension orchestrée par les protagonistes de cette affaire qui nous pousse à tourner les pages une à une jusqu’au dénouement. L’auteur s’était fait remarqué par son roman Alger la noire, paru chez Acte Sud – Babel noir – puis transcrit en BD par l’excellentissime Jacques Ferrandez. L’emploi de la première personne pour un certain nombre de personnages donne au livre un rythme soutenu et permet à Maurice Attia de jongler sur différents points de vue ou angles d’attaque. On retrouve dans La blanche Caraïbe, un roman sombre et puissant chargé d’histoire. Les personnages sont bien campés, les scènes scrupuleusement étudiées pour nous faire vivre un moment torride dans les îles Françaises. Une belle découverte pour ce premier tome d’une trilogie que nous attendrons avec impatience.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *